Afin de retrouver son collègue, Max Clair, et la femme de ce dernier, Suzanne, qui fut sa maîtresse, le Dr Edward Sanders, directeur adjoint d'une léproserie, se rend à Mont Royal, au Cameroun. A peine arrivé, il constate que la forêt qui borde la ville est entourée d'une aura de mystère. En outre, d'étranges objets de cristal sont vendus discrètement sur la place du marché. Quel est le lien entre ces bibelots, la forêt et la sombre lumière qui en émane ?
Critique : Dans chaque page il y a du cristal.
Le rythme narratif de cette œuvre se caractérise par une lenteur manifeste, conférant ainsi un aspect contemplatif à l’intrigue qui, il est vrai, souffre de certaines longueurs, surtout durant la phase précédant la révélation du monde cristallisé. Néanmoins, il serait réducteur de qualifier cette œuvre simplement de languissante, car le lecteur ne peut demeurer indifférent face à la puissance évocatrice de ce cauchemar cristallin, véritable apocalypse de lumière.
Au fil des pages, le voyage fantastique se déploie avec une intensité visuelle saisissante. Les descriptions minutieuses et parfois désuètes semblent capturer l'essence même d'une réalité altérée, où le scintillement du cristal prend des allures d'une promesse inexplorée. Cette juxtaposition d'un rythme lent et de visions éclatantes crée un contraste poignant, optimisant l’impact émotionnel de la narration.
Ce que j'en pense : un récit plein de poésie, peut-être l'une des meilleures apocalypses selon Ballard
Citation : Le jour ,des oiseaux fantastiques volaient à travers la foret pétriffiée et des crocodiles gemmés étincelaient tels des salamandres héraldiques sur les rives de fleuves cristallins