« Comme l'énorme soleil se rapprochait avec un roulement de tambour, jusqu'à remplir le ciel lui-même, la végétation épaisse qui bordait les falaise de calcaire se renversa brusquement en arrière, découvrant ainsi les gueules, noires et grises comme la pierre, de volumineux lézards sortis du trias. Il avancèrent en se dandinant vers le bord des falaises et se mirent à rugir en chœur devant le soleil… »
Ce n'est que le premier cauchemar de Kerans. Car cette Terre engloutie par les océans que le nouveau soleil a fait déborder retourne effectivement à l'ère secondaire, à sa faune et à ses jungles gigantesques !
Et, lentement, ses cauchemars pressent Kerans de retourner vers ce monde archaïque, malgré Béatrice, malgré le colonel Riggs, chef de l'expéditions scientifique, malgré Strangman, le pillard des cités inondées…
Critique : Londres sous les eaux
Dans un futur proche, Londres, jadis métropole vibrante, est devenu un vaste archipel de lagunes tropicales, conséquence de catastrophes climatiques dévastatrices. La montée des eaux et l'élévation des températures ont remodelé le paysage urbain.. Une poignée de scientifiques et de militaires se maintient sur place, déterminée à étudier les transformations écologiques dramatiques qui s'opèrent sous leurs yeux. Alors qu’un exode imminent se profile, certains membres du groupe ressentent une profonde connexion avec ce territoire en mutation. Bien que les orages violents menacent leur sécurité, un instinct primordial les pousse à demeurer, le dilemme se pose : fuir ou embrasser l'inconnu, confrontant ainsi les conséquences des choix de l'humanité.
Ce que j'en pense : On s'y croirait, au début le roman propose une atmosphère presque étouffante, c'est lent, les personnages se laissent vivre comme s'ils ne se sentaient pas concernés... Puis l'action arrive à trois quarts du roman C'est seulement là que celui ci devient intéressant et que les personnages se réveillent de leur torpeur... Je me suis un peu ennuyé au début, mais dans l'ensemble le roman se veut porteur de bonnes idées, à vous les fans ne lâchez pas...!
Citation : Ai-je ou n’ai-je pas essayé de le tuer ? C’est un des quelques absolus existentiels, infiniment plus significatifs que : to be or not to be ? qui souligne à peine l’incertitude du suicide, plutôt que l’éternelle ambivalence de sa victime.