Denvercolorado, une ville à l’identité plurielle. Étalée sur une bonne centaine de kilomètres le long de la côte, cette ville ne compte pas moins de trois niveaux : un niveau terrestre, un niveau souterrain et un dernier niveau sous-marin.
Et autant dire qu’il y a de l’animation dans cette ville : alcool, contrebande et autres nuisances en rythment la vie malgré un contexte d’extrême vigilance policière.
Dernier crime en date, celui de Go qui tue quelqu’un sous l’effet de l’alcool…mais était-ce vraiment lui ?
Critique : des clones toujours des clones
Denvercolorado, sa vie nocturne ses bars louches sa pollution maximale et la surveillance policière élevées. Mais surtout les CLONES ... Le cœur de l’intrigue repose sur une problématique fascinante : l’existence de clones. Alors que certaines personnes peuvent s’offrir ce luxe technologique, d’autres en sont privées, creusant un fossé social palpable. Cette dynamique soulève plusieurs questions éthiques et morales, mais le traitement de cet enjeu reste parfois trop superficiel. Les personnages, bien qu’archétypaux, manquent d’épaisseur et peinent à susciter l’empathie. Le flic désabusé, la femme fatale, – toutes ces figures sont des clichés qui nuisent à la profondeur de l'histoire.
En parallèle, l’enquête policière se tisse habilement autour de cette réalité dystopique, révélant des tensions entre riches et pauvres, entre ceux qui ont accès aux avancées technologiques et ceux qui en sont exclus. Cependant, malgré un début prometteur, le récit se dilue dans un ensemble un peu brouillon, où les pistes s’entremêlent sans jamais vraiment se clarifier.
Ce que j'en pense : reste un roman qui se laisse lire mais pas essentiel de l'oeuvre de Pelot.